Madame, Monsieur,
Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs a annoncé, le 5 août 2026, la prolongation de l’interdiction de déplacement de certains animaux sauvages pour freiner la propagation de la rage du raton laveur. De plus, la région du Centre-du-Québec sera visée par cette interdiction pour la première fois.
À compter du 7 août 2026, 53 municipalités additionnelles seront visées par l’interdiction de déplacement, soit :
- dans la région de la Montérégie : Dundee, Elgin, Godmanchester, Hinchinbrooke, Huntingdon, Massueville, Saint-Aimé, Saint-Anicet, Saint-David, Saint-Gérard-Majella, Saint-Joseph-de-Sorel, Saint-Ours, Saint-Robert, Saint-Roch-de-Richelieu, Saint-Stanislas-de-Kostka, Sainte-Anne-de-Sorel, Sainte-Barbe, Sainte-Victoire-de-Sorel, Sorel-Tracy et Yamaska;
- dans la région de l’Estrie : East Angus, Melbourne, Newport, Richmond, Ulverton, Val-Joli, Westbury et Windsor;
- et dans la région du Centre-du-Québec : Baie-du-Febvre, Drummondville, Durham-Sud, L’Avenir, La Visitation-de-Yamaska, Lefebvre, paroisse de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, paroisse de Sainte-Perpétue, Pierreville, Saint-Bonaventure, Saint-Cyrille-de-Wendover, Saint-Edmond-de-Grantham, Saint-Elphège, Saint-Eugène, Saint-François-du-Lac, Saint-Germain-de-Grantham, Saint-Guillaume, Saint-Lucien, Saint-Majorique-de-Grantham, Saint-Pie-de-Guire, Saint-Zéphirin-de-Courval, Sainte-Brigitte-des-Saults, village de Notre-Dame-du-Bon-Conseil et Wickham.
Nous tenons à rappeler qu’il est interdit de transporter ou de relocaliser les ratons laveurs, les mouffettes rayées, les renards gris et roux, ainsi que les coyotes et leurs hybrides, lorsqu’ils sont vivants, sur le territoire des municipalités visées. Cette mesure a été mise en place en raison des nombreux cas de rage découverts dans ces régions depuis décembre 2024.
Il est également interdit de posséder ces espèces à des fins de réhabilitation si elles ont été déplacées en contravention avec l’interdiction de transport.
Toutefois, les animaux dont la vaccination contre la rage est à jour et qui sont gardés en captivité permanente par le titulaire d’un permis professionnel de garde d’animaux ne sont pas visés par cette interdiction. Il est donc permis de les transporter.
Le risque de propager la rage en déplaçant ou en relocalisant des animaux est très élevé puisque, chez un animal en apparence sain, la maladie peut être en période d’incubation, et que celui-ci peut développer des symptômes plusieurs semaines, voire plusieurs mois, après avoir été infecté.
Ces mesures seront réévaluées d’ici l’échéance de l’arrêté ministériel, qui est valide pour une période de 60 jours.
Misez sur la prévention
Déplacer un animal importun, blessé ou en apparence orphelin peut contribuer à propager la rage vers des secteurs actuellement exempts de cas. Il est donc primordial de ne pas relocaliser les animaux et d’éviter les conflits avec ces derniers en prenant certaines mesures préventives. Par exemple :
- Utiliser des poubelles de métal ou de plastique, solides et pourvues decouvercles bien étanches maintenus fermés au moyen d’un loquet ou d’un élastique;
- Bloquer les ouvertures des bâtiments et des entretoits, ainsi que les accès aux dessous des cabanons et des perrons;
- Éviter de laisser de la nourriture pour les chiens et les chats à l’extérieur;
- Éviter d’installer des mangeoires pour les oiseaux sauvages ou utiliser des mangeoires à l’épreuve des ratons laveurs;
- Clôturer adéquatement les poulaillers et les potagers.
Pour en savoir davantage sur les bonnes pratiques de cohabitation avec les animaux sauvages, consultez la page Web Cohabiter avec les animaux sauvages.
Animal capturé
Si vos méthodes de prévention s’avèrent sans succès, vous pouvez capturer un animal importun, et ce, même en dehors des dates réglementaires de chasse et de piégeage. Aucune autorisation n’est alors nécessaire. Il demeure toutefois interdit de déplacer les espèces visées par l’interdiction de transport. Les options qui s’offrent alors à vous sont :
- la relâche de l’animal sur place (à l’extérieur d’un bâtiment);
- l’abattage de l’animal (seulement s’il s’agit d’un animal importun et qu’il n’a pas été possible de l’effaroucher ou de l’empêcher de causer des dommages). Vous pouvez utiliser la méthode d’euthanasie pour les animaux capturés à l’aide d’une cage en conformité avec les normes internationales de piégeage sans cruauté.
Contribuez à la lutte en signalant les animaux suspects
La découverte de cas permet d’adapter les opérations de vaccination des animaux sauvages à la situation. Si vous observez un raton laveur, une mouffette ou un renard qui présente l’un des signes suivants, en Estrie, en Montérégie ou dans le Centre-du-Québec, signalez-le sans tarder :
- L’animal semble très malade;
- Il est moribond;
- Il a l’air désorienté;
- Il est anormalement agressif;
- Il est paralysé;
- Il est mort, même si c’est à la suite d’une collision avec un véhicule.
Pour signaler un animal sauvage suspect, composez le 1 877 346-6763, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30, ou faites un signalement à l’aide du formulaire en ligne.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec le service à la clientèle du Ministère en appelant au 1 877 346-6763.
Merci de votre précieuse collaboration.